23 déc. 2010

j'explique le monde

Le monde est brisé d'une plaie meurtrière qui l'entrouvre de part et d'autre. C'est sa souffrance de n'être pas ce qu'on croyait de lui, c'est le sang qui gicle de ses entrailles et affleure à ses plaies comme l'honneur fait à la gorge d'un tranchant de poignard. Le jour figé se lève-t'il ou est-il la porte de l'oubli, le seuil du désespoir ou le marchepied de la vie et la vie aura-t'elle les mains propres, tâchée du sang dont elle est issue.
Pourtant parfois, quand l'air est doux  et le soleil lumineux sur les prairies et que les oiseaux se baignent aux flaques d'eau fraîche, que les enfants piaillent en sautillant vers le ciel et que les blés chauds parsèment l'air de tendresse, alors, il ne paraît pas que tout soit si terrible.

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